Vous planteriez bien un Juniperus communis?

Drôle d’idée me diriez-vous de s’intéresser au genévrier. C’est pas le genre d’arbre qu’on plante sur un simple coup de coeur. Et en plus il faut de l’espace. Et pourtant, pas si commun que ça le genévrier.

Espèces de conifères

Le genévrier est un arbre singulier dont la taille varie d’une cinquantaine de centimètres à un géant dépassant les 10 mètres. Plus surprenant encore, il se décline en plus de 60 variétés du port fuselé, étalé ou touffu. Au choix. Même la forme de ses feuilles offre une collection de modèles aux feuilles courtes et acérées ou de feuilles en forme d’écaille comparable au feuillage reconnaissable des thuyas. Bref, un arbre à redécouvrir.

Le genévrier, d’aspect épineux a une croissance lente. Il conserve ses aiguilles vert argent toute l’année et se couvre de petites fleurs jaunes entre avril et mai. Ses fruits (ou baies de genièvre) virent au noir et deviennent résineux. Ils sont alors comestibles, car l’intérêt de cet arbre c’est aussi la production de ses fameuses baies.  Trois années sont nécessaires pour voir mourir ses fruits. En observant un genévrier, vous remarquerez qu’une plante femelle peut porter plusieurs générations de baies à des stades différents. Original non?

Célébrité mondiale

Arbre méditerranéen par excellence, le genévrier est idéal associé à des pieds de lavande ou de romarin pour un tableau plein sud. Il se plaît dans un sol rocailleux, pauvre mais sec. Mais il lui faut de la pleine lumière même s’il supporte une ombre légère. Vous pouvez le cultiver en pot une ou deux années et le transporter ensuite à l’endroit choisi. Et si vous aimez les bonsaïs optez pour une variété naine très prisée des Japonais.

Son caractère facile à vivre en fait un arbre qui pousse spontanément dans tout l’hémisphère nord. Pour compléter ce portrait engageant, il tolère la pollution – il  a de l’avenir- les embruns marin et surtout il n’est guère frileux et supporte aisément jusqu’à -15°.

Le genévrier se plante de préférence à l’automne ou en hiver hors des périodes de gel. Bonne nouvelle, il ne nécessite qu’une taille la première année et son entretien sera réduit à l’âge adulte. Quant à ses baies, vous pouvez les récolter dès la fin de l’automne mais munissez-vous de gants pour vous préserver des griffures.

Une baie multi usages

Là encore, on ne compte plus les bienfaits de cet arbre. Son bois coloré, jaune, brun, rouge ou rosé dégage une forte odeur à la coupe. D’ailleurs ses rameaux étaient brûlés lors des grandes épidémies de peste. Parmi d’autres utilisations, son bois sert également à faire des crayons.

Dans un autre registre, son spectre thérapeutique est impressionnant. Il y a plus de  2000 ans déjà, ses baies étaient utilisées pour traiter problèmes urinaires et toux. Elles sont aussi réputées pour leurs vertus dépuratives, sudorifiques, stomatiques et toniques toujours reconnues aujourd’hui. Pris en infusion, ces petits fruits soulagent aussi des cystites et transformées en baume ou en huile elles n’ont pas leur pareil pour soulager courbatures et rhumatismes.

A utiliser avec modération

Les baies violettes du genévrier commun et du genévrier cade sont surtout les stars de la fabrication du gin, mot anglais adapté du hollandais genever. Car c’est en Hollande que fut distillé pour la 1ère fois le genévrier. Il a ainsi gardé ses lettres de noblesse grâce à cette boisson fortement alcoolisée connue dans le monde entier. Curieusement, le genévrier est surtout cultivé dans le sud de l’Europe, pourtant peu amateur de gin.

Bien sur, impossible d’oublier que la baie de genièvre est indissociable de la choucroute à qui elle confère ce goût inimitable avec des petites boules noires perdues dans les entrelacs du chou.

La baie de genièvre, une vraie vedette je vous dis!

 

Author: Sandrine

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